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VISITE ERMITAGE DE SANTA EULÀLIA PARC PRÉHISTORIQUE COVA CAN SADURNÍ. BEGUES DÉCOUVRIR

Ermitage de Santa Eulàlia

La chapelle de Santa Eulàlia, objet de cette étude, est un édifice religieux situé au sommet de la colline du même nom, elle se trouve au nord-ouest de la commune de Begues et est entourée par la plaine de can Sadurní, la plaine de l’Alzina et la colline de mas Pasqual. L’existence de la chapelle de Santa Eulàlia de Begues est documentée pour la première fois à travers un legs testamentaire de 1273. On a encore une autre nouvelle indirecte en 1458 et aussi dans une visite pastorale en 1522.

L’ermitage a actuellement une apparence simple, c’est un bâtiment rectangulaire à nef unique et d’orientation est-ouest, avec toit à pignon et un clocher-mur en briques apparentes, avec une annexe à droite du chevet de plan carré et toit en appentis qui fait les fonctions de sacristie, tandis que sur la façade nord on trouve trois contreforts. Sur la façade principale, orientée à l’ouest, on peut signaler la porte au linteau en pierre, située entre deux bancs d’ouvrage adossés au mur, qui laisse place à la nef après avoir gravi trois marches. Les murs extérieurs ont une finition en plâtre blanc. L’intérieur de la nef conserve cette austérité extérieure, en signalant notamment la structure du chœur adossée à la façade principale par où l’on y accède par un étroit escalier en colimaçon et le secteur du presbytère, plus élevé que le reste de la nef, avec le retable en bois dédié à Santa Eulàlia en arrière-plan. Les murs intérieurs ont une finition décorée avec des lignes qui cherche à imiter les pierres de taille.

Mais cette chapelle n‘a pas toujours eu cet aspect comme le suggéraient les anomalies structurelles du bâtiment, les fissures verticales sur multiples points et les différences d’épaisseur dans la paroi sud. Le bâtiment a changé son apparence et ses dimensions au fil du temps comme on a constaté au cours des fouilles archéologiques. À cet égard, nous croyons qu’on peut distinguer différents moments au niveau constructif, qui sont décrits ci-dessous :

– Avant le XIIIe siècle :

Lors des fouilles de 2016 et 2017, le vestige le plus ancien documenté est la base d’un mur d’une certaine importance. On n’a pas de datation de ces vestiges au-delà de leur relation stratigraphique avec le reste des éléments de construction documentés. Le mur mesure 1,20 mètre de large, on en conserve trois rangées de pierres et il est perpendiculaire à la façade sud du bâtiment. De ce moment le plus ancien, pour l’instant, on ne peut parler que de son existence, mais on ignore de quel type de construction il s’agissait.

– Le XIIIe siècle. L’ermitage roman :

Il s’agirait d’un bâtiment avec des dimensions plus petites que celles de l’actuel, dont une bonne partie de la façade principale est conservée, située sur le mur sud actuel et qui utiliserait en partie les deux premières rangées comme fondation ce qu’on a déjà indiqué précédemment. Ce premier ermitage a été construit avec de grands blocs de grès allongés et, en raison de ses caractéristiques stylistiques et architecturales, il semble être un édifice roman, qu’on peut situer chronologiquement autour du XIIIe siècle, moment de la première mention documentaire.

Les éléments conservés de cet ermitage roman se retrouvent dans la partie centrale de ce mur sud. Dans cet endroit, on découvre l’ouverture de la porte de l’ermitage, actuellement murée, et on en conserve le portail en arc à l’intérieur de l’édifice. Sur le côté est, on peut observer la base de l’abside, dont une section de 3 mètres est conservée et qui a une forme légèrement incurvée. Bien qu’elle n’existe que sur la façade extérieure, on peut assurer que c’est l’abside romane, puisqu’il partage une longue rangée de pierres de taille avec la façade où se trouve la porte.

– On documente aussi des réformes aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles

La première intervention architecturale connue est une licence diocésaine de 1618 qui autorise le recteur à reconstruire le temple. Entre 1635 et 1649, plusieurs travaux sont réalisés sur la toiture, sur l’accès à la toiture et sur le retable. Il est probable que la dernière grande rénovation architecturale ait eu lieu en 1770. À la suite de ce remodelage, ainsi que des travaux du XVIIe siècle, celui de 1832 et d’autres interventions d’entretien des XIXe et XXe siècles, donnent à la chapelle de Santa Eulàlia son aspect actuel.

Sur le plan constructif, on a un ermitage roman du XIIIe siècle qui s’effondre, sa voûte tombe ce qui explique la reconstruction du XVIIe siècle (adobe de 1616 dans le plafond), entre cette époque et 1770 l’édifice est configuré avec les dimensions actuelles.

Emplacement

Direction des interventions archéologiques

ELICINIA FIERRO (2015-2018)

Plus d’informations

Restauration de l’ermitage de Santa Eulàlia

L'ermitage a été un espace de rencontre et de relations pour les habitants de Begues…

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