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Géologie et géographie. La recherche des matières premières et la découverte de la pierre verte

Depuis le début de l’occupation humaine du nord du Garraf, les communautés préhistoriques ont été attirées pour profiter des ressources que leur offre le territoire. Dans cet espace géologique on ne trouve pas de silex, c’est pourquoi la recherche se concentre sur d’autres matières premières pour fabriquer des outils de coupe comme le quartz, présent dans la base du massif du Garraf, et le jaspe situé de l’Épipaléolithique dans la montagne de Montjuïc, dans la plaine de Barcelone. La détection d’outils en grès nous permet de découvrir une autre zone d’approvisionnement: la bande d’affleurements de grès du Buntsandstein (Garraf Rouge).

L’utilisation et les caractéristiques des ocres ferrugineuses et des minéraux métalliques, tant pour l’apprêt des peaux que pour les vêtements personnels ou comme briquets, permettent déduire une aire de captation entre les ardoises et les formations ferrugineuses des montagnes des Les. Ferreres et la zone de contact avec les grès de Bruguers. D’autre part, les dalles d’ardoise trouvées à Can Sadurní, utilisées pour la cuisson de certains types d’aliments gras, se trouvent dans la zone de la Serra de Les Ferreres-Can Tintorer à Gavà. L’activité de collecte de ces matériaux semble se définir entre Bruguers et la Serra de Les Ferreres, dernier promontoire où se situe le quartier de Can Tintorer.

Avec la continuité de l’occupation néolithique, des innovations ont fait son apparition en termes de captation des ressources et de technologie que cela nécessite, apparaissant les premières pierres dures, schistes et basaltes, comme supports d’outils de coupe et de percussion (haches et pioches). Tout indique que la recherche du quartz pour différents types d’outils de coupe et, probablement comme dégraissant céramique, ainsi que le suivi de ses veines dans les ardoises du sous-sol du massif, est ce qui a conduit à la découverte des aluminophosphates stratifiés dans les ardoises paléozoïques et, parmi eux, la variscite, l’aheylite, la turquoise et le reste des phosphates et minéraux verts.

À partir de ce moment, une bonne partie des outils macrolithiques trouvés à Can Sadurní seront liés aux travaux miniers et au traitement de la callaïs, généralement de la variscite, mais aussi de l’aheylite, de la turquoise et de la chlorite, venant du même territoire où le Complexe Minier de Can Tintorer sera développé ultérieurement.

Les découvertes bien documentées dans chacune des couches du Néolithique épicardial ancien de la cova de Can Sadurní, avec une antiquité comprise entre 6900 et 7000 ans, d’un pendentif en variscite, entièrement terminé, et jusqu’à 4 fragments de veines (filon), nous ramène aux premières découvertes de cette matière sur la Côte Centrale Nord-Est et confirme les premières investigations minières tout en garantissant l’existence de la courbe d’expérience minière de la variscite pendant toute la période postcardial jusqu’à son éclatement au cours de la culture des « sepulcres de fossa » de Catalogne, lorsque tous les groupes humains installés sur notre territoire accompagnaient leurs défunts avec des colliers ou des pendentifs fabriqués avec la pierre verte.

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